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Neuromythes et stéréotypes sur les haut potentiel

Fév 13, 2024

Neuromythes et stéréotypes sur les haut potentiel

Neuromythes

Les haut potentiel ont le même fonctionnement au niveaux neuronal et neuroanatomique. Ils sont juste « plus intelligents. » Faux

Les recherches en neuroimagerie (EEG ou IRMf) ont montré que leur fonctionnement neuronal et neuroanatomique est effectivement différent de ceux des personnes neurotypiques. Cela veut dire qu’iels ne sont pas seulement plus intelligents, mais intelligents autrement : leurs stratégies d’apprentissage sont également différentes.

Les haut potentiel ont un fonctionnement différent au niveau cognitif : une plus grande capacité de mémorisation et une vitesse de traitement plus rapide. Vrai

Statistiquement, un enfant neurotypique a besoin de 10 répétitions en moyenne pour retenir un concept. Un enfant haut potentiel n’en a besoin que d’1 à 2. Cela explique le principe de répétition utilisé dans les processus d’instruction. Cependant cela crée des difficultés pour les enfants et les jeunes haut potentiel qui comprennent plus rapidement ce que leur professeur leur enseigne.

La capacité mentale est génétique et ne peut être modifiée par l’environnement ou l’expérience. Faux

Les capacités cognitives sont en partie génétiques, mais leur expression dépend de l’environnement dans lequel nous sommes plongés. Ainsi un environnement enrichissant, chaleureux et bienveillant favorisera l’expression des capacités mentales, quand l’inverse pourra les brider.

Les adolescent.es haut potentiel sont plus anxieux et plus hypersensibles que leurs pairs, en raison de leur cerveau particulier. Faux

Les recherches nous montrent qu’au contraire les jeunes haut potentiel sont moins anxieux que leurs pairs neurotypiques. Etre haut potentiel n’est associé à aucune pathologie. Le fait d’être haut potentiel ou d’avoir un QI élevé a un effet protecteur sur la santé mentale, ce qui aide à faire face à l’anxiété.

De ce fait, la double exception (être haut potentiel et atteint d’un trouble neurodéveloppemental –TDAH, trouble DYS, TSA…) est rare, plus que dans la population générale.

Grâce à leur cerveau particulier, les élèves haut potentiel peuvent mieux compenser les difficultés d’apprentissage que leurs pairs. Vrai

Les recherches ont mis en évidence un effet de compensation, par lequel les haut potentiel gèrent mieux les difficultés qu’iels peuvent rencontrer.

Stéréotypes

Les jeunes haut potentiel n’ont pas besoin d’aide, ils réussiront toujours. Faux

Cette croyance peut entraîner des attentes démesurées. Les adolescent.es haut potentiel peuvent rencontrer des difficultés émotionnelles, sociales ou académiques. Iels peuvent se sentir isolé.es, incompris.es ou sous pression pour performer. Iels ont besoin de soutien, notamment de la part de leur famille et de leurs enseignant.es.

Les haut potentiel sont tous des génies dans tous les domaines. Faux

Le haut potentiel n’est pas synonyme d’excellence dans tous les domaines. Les adolescent.es haut potentiel peuvent avoir des domaines de prédilection et d’autres où iels rencontrent des difficultés.

Iels n’ont pas besoin d’aide, ils sont autonomes. Faux

Iels peuvent montrer des aspects de plus grande maturité que leurs pairs neurotypiques, mais iels conservent leur âge biologique. Iels ont besoin d’aide pour gérer la pression, les échéances, la logistique, de la même façon que n’importe quel adolescent.e. Iels sont jeunes avant d’être haut potentiel.

Les jeunes haut potentiel sont socialement maladroits et inadaptés. Faux

Les recherches nous montrent qu’iels disposent d’une plus grande intelligence sociale et qu’iels sont tout à fait bien intégré.es. En fait, leur sensibilité accrue peut les rendre plus conscient.es des nuances sociales, leur fournissant de bonnes aptitudes sociales. Iels peuvent parfois avoir du mal à s’intégrer en raison de leurs centres d’intérêt spécifiques ou du manque de maturité de leurs pairs, les faisant aller plus facilement vers des amitiés avec des personnes plus âgées.

Les adolescent.es haut potentiel ne rencontrent pas de problèmes émotionnels. Faux

Si être haut potentiel agit en général comme une protection, il n’en demeure pas moins que les jeunes haut potentiel peuvent rencontrer les mêmes problèmes que tout un chacun.

Pouvant être plus sensibles aux enjeux émotionnels en raison de leur réflexion et de leur intensité émotionnelle, iels disposent cependant d’une plus grande intelligence émotionnelle les rendant potentiellement plus aptes à gérer leurs émotions.

Les jeunes haut potentiel ne sont pas sportifs. Faux

Le développement psychomoteur des enfants haut potentiel est en avance par rapport à celui des enfants neurotypiques.

Il est courant de percevoir les jeunes haut potentiel comme des esprits brillants, déconnectés du monde physique, enfermés dans la contemplation de leurs pensées et maladroits dans leurs gestes et sportifs médiocres. Leurs aptitudes physiques sont également supérieures à la moyenne et de nombreux sportifs de haut niveau sont haut potentiel.

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